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Réorganisation de la
semaine scolaire: quels enjeux ? Un rapport de l’IGEN qui ouvre le débat Un an après la
mise en place des décrets Darcos qui ont institué les 60 heures d’aide
personnalisée dans le cadre des 108 heures annualisées, un rapport de l’IGEN
(juillet 2009) dénonce « l’accumulation
des dispositifs et l’alourdissement de la journée dont la pertinence
pour les apprentissages est douteuse ». Ce constat, jute au demeurant,
lui permet de proposer « la déconcentration
au niveau de l’école » pour « redéfinir le
temps à l’école » et aboutir à « la
création de l’établissement d’enseignement primaire (EPEP)… ». Les responsables nationaux de
la FCPE demandent la semaine de quatre jours et demi Reprenant la
balle au bond, la FCPE relance sa campagne de février 2008 pour demander le
passage à la semaine de 4 jours et demi et des aménagements des rythmes
scolaires quotidiens. Elle s’adresse au ministre pour lui demander de « fixer
le cap » et d’ « organiser
une large concertation sur la généralisation de la semaine de 4 jours et demi »
avec « les parents, enseignants,
chercheurs, mairies, conseils généraux et associations ». Le ministre répond : la communauté éducative doit
décider Le ministre Luc
Chatel répond le 10 septembre : « Nous
avons voulu laisser les conseils d‘écoles et les communautés éducatives décider
de faire la semaine de quatre jours ou de quatre jours et demi »,
« Faisons confiance aux équipes locales, laissons les décider. Je suis
attaché à ce que ce soit les écoles qui décident. Le temps où tout se décide
au 110 rue de Grenelle est révolu » Ainsi, après que
le ministre Darcos ait décidé contre la volonté des enseignants de supprimer
2 heures de classe chaque semaine, d’interdire l’enseignement le samedi
matin, de fermer 3000 postes de RASED… il
appartiendrait aux élus locaux et aux associations de parents de décider de
l’organisation des obligations de services des enseignants pour leur imposer
le mercredi matin. Le
véritable enjeu … Le véritable
enjeu de cette campagne et des diverses expérimentations suggérées est donné
par Jacques Pelissard, Président de l’Association des Maires de France (AMF),
qui déclare vouloir « un
meilleur équilibre décisionnaire entre les conseils d’école et les maires,
car nous sommes souvent en position minoritaires ». Au même
moment les députés Reiss et Geoffroy déposeraient à l’automne un nouveau
projet de loi pour relancer les
EPEP qui menacent l’école publique d’éclatement en une mosaïque d’écoles
autonomes. Les enseignants veulent rester fonctionnaires d’Etat Les enseignants
d’Angers, Lille ou Grenoble… se sont opposés tout au long de l’année
2008/2009 à leur municipalité qui entendait leur imposer, via les conseils
d’école, une modification de leurs obligations de service réglementaires.
Plus de 70% des enseignants sont opposés à ce que l’organisation de la
semaine scolaire soit soumise au conseil d‘école. En refusant ainsi
de se soumettre aux contingences politiques locales, aux horaires locaux à géométrie
variable, les collègues défendent avec l’appui du SNUDI-FO leurs obligations
de service définies nationalement, leur indépendance professionnelle et leur
liberté pédagogique garanties par leur statut d’enseignant du 1er
degré fonctionnaire d’Etat. Le SNUDI-FO interviendra dans les réunions du groupe de
travail ministériel sur le bilan de la mise œuvre des 60 heures d’aide
personnalisée pour : Æ
Le retrait des décrets Darcos et la restitution des 3 000 postes de RASED
supprimés. Æ
L’abandon du projet de loi sur les EPEP. ÆLe
retour à une définition nationale des obligations de services en heures
hebdomadaires d’enseignement. Æ
Le respect de l’indépendance professionnelle et de la liberté pédagogique
face aux pouvoirs locaux. Æ
Le maintien de la stricte séparation entre le scolaire et le périscolaire. Æ
Le maintien des enseignants dans le statut général de la Fonction Publique
d’Etat.
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