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Après les résultats du 03.12.08, le communiqué de la CGT-FO

 

INFORMATION PRUD'HOMMES 2008 DATÉE DU 19/10/2008

L’histoire des tribunaux du travail
> GEORGES YVETOT ET LES PRUD’HOMMES
 
Dès le début des années trente, des militants syndicaux sont allés aux sources de l’institution typiquement française qui juge des conflits individuels dans l’entrepise. Il en est résulté un ouvrage qui fait toujours référence pour la période 1806-19

 
À partir de 1925, Sébastien Faure (1858-1942) publie périodiquement des articles sur l’histoire de l’anarchisme, du syndicalisme et du mouvement ouvrier. Tout cela va être regroupé dans L’Encyclopédie anarchiste, publiée entre 1932 et 1934: cinq volumes, trois mille pages en tout. Parmi les auteurs, E. Armand, Han Ryner, Jean Grave, Voline et Robert Jospin (1899-1990), enseignant pacifiste intégral, père d’un certain Lionel! Mais il y a aussi Georges Yvetot, typographe anarcho-syndicaliste et antimilitariste, qui se charge de l’article sur les prud’hommes ainsi que sur l’éducation syndicale, la rébellion, le résigné, la résistance, le sabotage, les sectes, la solidarité, le soldat et le tâcheron.

Il y a aussi Sébastien Faure, fils d’un négociant en soie catholique, qui faillit entrer dans les ordres. En 1885, il est membre du Parti ouvrier français à Bordeaux, puis passe la même année à l’anarchisme où il est un militant phare du mouvement coopératiste et d’éducation libertaire. Dreyfusard et antimilitariste, il fonde le journal Le Libertaire en 1895, hebdomadaire qui existe toujours aujourd’hui.

Georges Yvetot, alias «le bouledogue» car il ne lâchait jamais sa proie dans les congrès et les conférences, est un fils de gendarme né à Paris en 1868. Typographe, il est influencé dès sa jeunesse par les idées de Proudhon. En 1901, il devient Secrétaire général des Bourses du travail et à ce titre, il est secrétaire général adjoint de la CGT de 1902 à 1918.

Un des pères fondateurs de la CGT

C’est un ardent antimilitariste qui fonde en 1902 la Ligue française antimilitariste, membre de l’Association internationale antimilitariste. Cette activité lui vaut d’aller régulièrement tâter la paille humide des cachots: 1903, 1904, 1905, 1907, 1908, 1913.

Il a aussi une grande activité dans le mouvement syndical international. Il représente la CGT à la Conférence syndicale internationale de Dublin en 1903, puis à celle de Paris aux côtés de Léon Jouhaux en 1909 et enfin à Budapest en 1911.

Dès 1904, il fait partie des dirigeants de la CGT férocement défenseurs de l’indépendance du syndicat vis-à-vis des partis politiques. Il fera partie des hommes qui font adopter, en 1906, la fameuse charte d’Amiens au congrès qui eut lieu dans cette ville. Par ailleurs, il milite pour la syndicalisation des fonctionnaires (interdite à l’époque), en particulier pour les instituteurs et les postiers. En 1915, il part au Monténégro pour aider à l’évacuation des orphelins de guerre serbes. En 1918, il est viré du comité confédéral de la CGT et reprend son travail de correcteur.

Il est le Secrétaire général de ce syndicat de 1921 à 1925. En 1939, il signe le manifeste «Paix immédiate». Gravement malade en 1940, il meurt deux ans plus tard dans l’indigence. Pour notre chronique, nous avons utilisé les précieuses informations du travail d’Yvetot.
 

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