l'avis de l'OCDE
Accueil Remonter nvelles obligations 108 h : le point l'avis de l'OCDE notre position lettre aux IEN IA 22.09.08 tribune libre lettre à l'IA RASED

Liberté Egalité Laïcité

CONTRE LA PRIVATISATION,

POUR NOTRE STATUT !

L’Internationale de l’Education nous alerte 

«  Tout au long du rapport ( sur l’Education dans le monde en 2008 ), l’OCDE ( organisme qui réunit les pays les plus riches dont la France ) avance que le rythme actuel du développement de l’accès à l’enseignement du niveau tertiaire a peu de chances d’être durable si celui-ci est majoritairement financé par des fonds publics. Afin de soutenir cette augmentation bienvenue de l’accès à l’éducation, le rapport argumente en faveur d’investissements privés accrus dans le secteur de l’éducation, particulièrement au niveau du tertiaire. »

« L’IE affirme que la concentration continue sur la privatisation de l’éducation porte atteinte au principe de l’éducation en tant que droit humain élémentaire accessible à tous en vue de l’éducation et de la formation tout au long de la vie, et en tant qu’outil pour améliorer la cohésion sociale. « L’accès universel à l’éducation de qualité, à tous les niveaux, devrait rester de la responsabilité première des gouvernements et ne devrait pas être assujettie aux lois du marché », a indiqué Fred van Leeuwen, Secrétaire général de l’Internationale de l’Education. « De plus, nous croyons que l’éducation de qualité implique un égal accès et ne devrait pas être basé sur la capacité de quelqu’un à payer des frais ».

«  L’argument avancé par l’OCDE, selon lequel la contribution privée aux coûts de l’éducation est nécessaire «  car il existe des bénéfices privés à celle-ci », défie la notion fondamentale de l’éducation comme bien public qui est égal, et accessible, pour tous. Cette ligne de raisonnement manque à considérer les bénéfices sociaux et culturels plus larges que l’éducation de qualité libre apporte aux sociétés dans le futur. « Il est particulièrement regrettable que le rapport n’aborde pas l’éducation et la formation des enseignants, malgré un tel accent mis sur le rôle de l’éducation pour le marché du travail et le fait qu’il souligne le nombre déclinant des entrants dans la profession enseignante », a déclaré Fred van Leeuwen.

L’IE considère qu’il est impératif de combler le besoin grandissant en matière d’éducation et de formation des enseignants. Avec environ 5 millions d’enseignants supplémentaires nécessaires d’ici 2015 dans le monde industrialisé, le besoin est clairement urgent. Cependant, a averti Fred van Leeuwen, le problème n’est pas

seulement la quantité mais aussi la qualité de la formation professionnelle apportée. Satisfaire à ce besoin va requérir inévitablement des politiques consistantes et un financement supplémentaire de la part des gouvernements. Selon Fred van Leeuwen, augmenter les frais des étudiants n’est pas la bonne marche à suivre. »

L’OCDE demande à M. Darcos d’en faire plus !

« Si la suppression du samedi matin a permis aux écoliers français de se retrouver dans la moyenne de l'OCDE en terme de temps d'en­seignement, l'organisation pointe un rythme encore trop lourd au regard des pays les plus performants. Pour les élèves de 9 à 11 ans, la moyenne de l'OCDE se situe à 810 heures, tandis que les écoliers français absorbent 887 heures de cours. L'Irlande, l'Italie ou les Pays-Bas, champions avec 1 000 heures d'enseignement pour cette classe d'âge, dépassent la France. En baissant de 70 heures ce nombre d'heures, la France revient ainsi dans la moyenne. Mais au-delà des petits Finlandais, qui affichent 640 heures par an. Même différence au collège et au lycée, ce qui conduit à placer les Français dans le peloton de tête des élèves les plus surchargés.

Reste le rythme des élèves, un point sur lequel l'OCDE est critique. Car là où les jeunes Français ont un temps de travail concentré sur 35 semaines, la moyenne de l'OCDE se situe à 38 semaines. Plus : la semaine de quatre jours, qui est devenue la norme dans plus de 80 % des écoles françaises depuis la réforme de cette rentrée, est une spécificité française. Alors que les pays nordiques, qui affichent de bonnes performances, sont adeptes d'une journée allégée qui va de pair avec des vacances plus courtes. Les Pays-Bas, notamment, ont dans le primaire un emploi du temps réparti sur 40 semaines à raison de 5 jours par semaine »

Tel est le résumé fidèle que le journal LE FIGARO fait d’un chapitre sur la France du même rapport de l’OCDE. Il faudrait donc continuer de réduire l’instruction des élèves et d’augmenter les heures de travail des enseignants !

Le modèle finlandais ? 

Les défenseurs des contre-réformes Darcos se référent à la Finlande. Les syndicats qui signent avec le Ministre des « protocoles » et des « positions communes » sont muets sur le sujet. FO dit la vérité. Nous contestons les résultats de l’enquête PISA qui prétend que les résultats de nos élèves sont mauvais.

L’enquête PISA utilisée pour vilipender les enseignants français est un instrument de l’OCDE et de l’Union Européenne. Ses critères ne sont pas ceux du système scolaire républicain issu de la Révolution française. Il n’est plus question de classes, de programmes, de concours, de diplômes mais de « performances » en fonction d’ « objectifs » pour une même classe d’âge sur le modèle importé du « socle commun de connaissances ».

L’OCDE veut la privatisation de l’Ecole. Elle met sur le même plan les lieux de vie ( les gares, les églises, les entreprises…) et les établissements scolaires. A travers l’exemple de la Finlande, l’OCDE, juge et partie, suivie par monsieur Darcos, valorise un système où l’élève est « un client », où les enseignants sont recrutés dans les communes par des comités de gestion composés d’élus et de parents d’élèves. L’autonomie des établissement aboutit à des primes différentes suivant les enseignants ou pas de prime du tout.

 

Un responsable du ministère finlandais de l’Education déclarait : «Nous ne connaissons pas le corporatisme. Ici, quand un prof est absent, un autre le remplace au pied levé, quitte à chambouler son emploi du temps. De même, nous ne faisons pas de distinction entre surveillants et enseignants. Tous les profs sont chargés de veiller sur les élèves entre les cours. Et, s'ils veulent suivre des formations, ce qu'ils font chaque année, ils s'organisent sur leur temps libre »(L’Express 15/09/08).

Contre la privatisation, pour le

respect des statuts,

avec la FNEC FP-FO


 

 

       nous écrire