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29 janvier 2009
19 mars 2009

 

 

 

INFORMATION PRUD'HOMMES 2008 DATÉE DU 13/10/2008

Vous avez gagné? Parlez-en!
> THIERRY VILLENEUVE, AGENT DE MAINTENANCE À LA SOCIÉTÉ DYRUP À ALBI (TARN)

Il a obtenu, avec ses camarades, un journée de repos pour compenser le travail du 1er Mai coïncidant avec l’Ascension. Avant même la conciliation au tribunal, le patron a préféré un accord en bonne et due forme à un conflit ouvert.


 
Notre entreprise, Dyrup, a deux sites. Un à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, et un à Albi, dans le Tarn. Nous fabriquons des produits pour le traitement du bois et pour l’étanchéité. Autrefois, on s’appelait Xylochimie.  En mars dernier, on a parlé de la journée de Pentecôte et du jeudi de l’Ascension. On voulait trouver un compromis pour ne pas travailler le lundi de Pentecôte, alors que la direction voulait l’imposer. Ce qu’on proposait, c’était une sorte d’échange avec le jeudi de l’Ascension. La direction n’a pas voulu discuter et elle a traîné des pieds.

Quand la Pentecôte est arrivée, certains ont travaillé sept heures et d’autres ont posé des jours de congé ou de RTT. Tout de suite après est arrivé le 1er Mai, le même jour que l’Ascension. Et là, on s’est dit: on ne lâche pas l’affaire. On voulait récupérer ce jour férié. Avec les documents de la confédération FO et de la fédéchimie, on a argumenté. Mais la direction ne voulait rien entendre. On a eu seulement des sarcasmes. Eux, ils s’appuyaient sur les documents de l’Union des industries chimiques (patronat, NDLR). Ils ne parlaient pas de convention collective ni de quoi que ce soit.

Un peu après, on a discuté avec nos camarades de l’Union départementale FO. On est vite tombés d’accord pour décider d’aller aux prud’hommes. On a constitué cinq dossiers, quatre délégués du personnel et moi, délégué syndical.

Au début du mois de juillet, chacune des parties, la direction et nous, a reçu les convocations pour se présenter le 8 septembre aux prud’hommes, en conciliation. Il y avait bien entendu notre requête: on demandait une journée de repos en  récupération. Mi-août, tout le monde est en congé, donc silence radio. Mais quelques jours avant la date, la direction est revenue vers nous et, en urgence, a voulu qu’on trouve un arrangement pour arrêter la procédure en justice. Ils ne voulaient surtout pas se retrouver au tribunal, même en conciliation. Pour l’image de marque, pour trouver des solutions autres.

La première proposition était de nous accorder une journée pour le site d’Albi, mais rien pour Rueil-Malmaison. Mais comme on a les mêmes conventions collectives, on voulait la même chose pour tous. Après, ils ont proposé que, pour Rueil, la journée soit fractionnée en quarts d’heure ou en demi-heure. On a refusé et on s’est mis en pétard. Enfin, le 4 septembre, ils nous ont proposé, pour Rueil, deux demi-journées. Alors on a signé le protocole d’accord, parce que ça collait à ce qu’on demandait. En fait, il a suffi de la menace des prud’hommes et de fermeté dans les discussions pour y arriver.

 

    



 

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