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03.04.10 Le communiqué de la FNECFP-FO sur la note de cadrage
Masterisation Accueil,
accompagnement et formation Réponse de la
FNEC-FP FO au projet de note de cadrage Montreuil
le 18 février 2010 Objet : projet de note de cadrage concernant l’accueil,
l’accompagnement et la formation pour les fonctionnaires stagiaires
enseignants reçus au concours 2010 Monsieur
le Conseiller social, Nous
vous remercions de nous avoir transmis le projet de note de cadrage
concernant l’accueil, l’accompagnement et la formation pour les
fonctionnaires stagiaires enseignants reçus au concours 2010. Elle reprend les
orientations que vous nous avez présentées le 5 février. L’étude
de ce projet de note de cadrage confirme que ce dispositif découlant de la
masterisation des concours de recrutement ne peut convenir à notre organisation
syndicale, ni dans la forme, ni dans le contenu. Aucune
réponse satisfaisante En
effet, ce projet n’apporte aucune réponse satisfaisante à nos remarques et
à nos demandes exprimées le 5 février.
Les
lauréats du concours 2010 doivent être en disposition de pouvoir réussir leur
année de stage (horaires allégés et réelle formation en IUFM), les
personnels déjà titulaires doivent pouvoir candidater normalement sur tous les
postes mis au mouvement, les élèves doivent pouvoir avoir, quel que soit le
niveau d’étude, un seul enseignant et non une succession d’intervenants. L’organisation
des modalités de stage est renvoyée aux recteurs et aux IA Tout
d’abord, le principe de subsidiarité qui préside à la logique de cette note
laisse tout pouvoir « au niveau local » dans la mise en place des
modalités de stage. Tel ou tel recteur, tel ou tel inspecteur d‘académie
devra procéder pour les conditions de stage, pour l’accueil dans les établissements,
pour l’installation sur un support, pour la formation, pour le suivi des
stagiaires de manière différente selon les moyens, par ailleurs en diminution,
dont il disposera. De
ce point de vue nous ne pouvons accepter que les modalités de titularisation
soient reportées à un prochain arrêté. Les modalités de titularisation ne
peuvent que relever de la stricte application de la réglementation existante.
Elles ne nécessitent donc pas un nouvel arrêté sauf à vouloir renvoyer ces
modalités au niveau local, selon les conditions de stagiarisation qui auront pu
être offertes ou non aux personnels. Que
devient le principe d’égalité républicaine ? L’association,
par le biais du « tuteur », de chaque établissement à la
titularisation des stagiaires mentionnée dans ce projet de note, nous fait
craindre le pire dans la poursuite de la logique des décrets portant sur
l’autonomie des établissements. Que
devient, dans ces conditions, le principe de l’égalité républicaine ? Conséquences
inacceptables sur le Concernant
l’affectation des stagiaires et gel des postes pour le mouvement des
titulaires, le projet de note écarte, dans le 1er degré, la
possibilité de laisser les stagiaires lauréats du concours 2010 en « surnombre »
pour leur assurer une affectation permettant leur titularisation, mais à
l’inverse, cette consigne va participer de la « fossilisation » du
mouvement, contrairement à vos engagements du 5 février dernier. Pour
les premier et second degrés, le souci d’écarter les stagiaires des établissements
et écoles « difficiles … RAR par
exemple », de leur réserver « des remplacements longs » ou des écoles « de
préférence à plusieurs classes », « avec
sur place ou à proximité d’enseignants expérimentés et/ou de maîtres
formateurs », « dans les
collèges et lycées sur des supports vacants,…réservant ces supports en
amont de la rentrée scolaire… » et en évitant « ceux
qui sont les plus isolés et éloignés des lieux de formation »… va
inéluctablement accentuer la contraction des postes accessibles au mouvement
des personnels titulaires. Pour
atteindre ces objectifs, les inspecteurs d’académie et les recteurs,
annoncent d’ores et déjà qu’ils vont « bloquer » ou « geler »,
en tout cas retirer du mouvement, les postes présentant ces caractéristiques,
en amont du mouvement des personnels titulaires. Ainsi
dans le Val de Marne, l’inspecteur d’académie « bloque » 262
postes, dans le Val d’Oise 530 postes le seraient. A Créteil, le recteur prévoit
de « bloquer » 800 postes, à Nancy, au moins 500… Dans nombre de
disciplines et d’académies, il ne restera aucun poste en établissement, nous
disons bien aucun, pour les titulaires, y compris des « entrants »
avec des forts barèmes, contraints de demander leur mutation pour suivre leur
conjoint par exemple.
Une procédure contraire au statut général Nous
attirons votre attention sur le caractère non réglementaire de cette procédure, contraire
aux articles 60 et 61 de la loi relative au statut général de la Fonction
publique d’Etat. L’ensemble des postes vacants doit être portés à la
connaissance des personnels titulaires lors des opérations du mouvement. Chacun
doit pouvoir candidater sur les postes libérés et tel ne serait plus le
cas si les postes étaient gelés. Ainsi l’article 61 précise : « les
autorités compétentes sont tenues de faire connaître au personnel, dès
qu’elles ont lieu, les vacances de tous emplois, sans préjudice des
obligations spéciales imposées en matière de publicité par la législation
sur les emplois réservés ». Temps
de travail des stagiaires Concernant
le temps de travail des stagiaires, dans
le second degré la recommandation de « … limiter l’enseignement
à deux niveaux maximum » n’empêchera pas des milliers de
stagiaires d’avoir de nombreuses classes (jusqu’à 18 en enseignement
artistique en collège, de cinq à 12 classes dans nombre de disciplines) et
pour l’essentiel de leur horaire de travail, tout seuls. Nous
réitérons donc notre demande, formulée le 5 février dernier, que les
stagiaires 2010 , à l’instar des stagiaires IUFM actuels, soient affectés
sur service hebdomadaire, au maximum de huit heures de cours avec des classes en
responsabilité clairement définie du 1er septembre à la fin de
l’année scolaire, avec une formation complémentaire, également définie de
manière hebdomadaire, et non sur des « volumes »
et des « équivalences ». En
perspective : remise en cause Concernant
les remplacements dans le premier degré tant des « tuteurs » que
des stagiaires au cours de la période de septembre à novembre, le problème
n’est pas résolu par le projet de note. L’estimation
de 6000 « surnombres » ne suffira pas à combler le manque des
stagiaires IUFM disparus qui représentent à eux seuls 3870 emplois. Vous le
savez, les « surnombres » proviennent principalement de la
diminution des départs en retraite par rapport aux prévisions. Mais il ne
serait pas surprenant que les annonces actuelles concernant la « réforme
des retraites » n’aient pas un effet inverse et n’incitent pas les
personnels à partir même de manière légèrement anticipée. Ce processus réduira
à néant l’option retenue dans le projet de note et laissera nombre de
classes sans remplaçant. Pour
les remplacements dans le second degré, si nous partageons le souci affiché,
à savoir que les « périodes de
formation, notamment lorsqu’elles sont groupées, devront faire l’objet
d’un remplacement dans les classes du stagiaire », nous ne pouvons
qu’attirer votre attention sur la réalité. Le nombre notoirement insuffisant
de TZR, en particulier dans certaines matières, rend les possibilités de
remplacement insignifiantes, voire inexistantes. Ce qui vous amène d’ailleurs
à préconiser le recours, et à la précarité avec les contractuels, et aux étudiants
de master 2. Nous réitérons notre désaccord sur cette gestion. Dans
une même classe pourront se succéder un stagiaire sans formation, un
professeur titulaire, un étudiant, à nouveau le stagiaire, un contractuel,
puis un TZR…. Nous ne pouvons l’accepter. Des
stagiaires sans tuteurs ? Dans
le 1er degré, la note limite les affectations possibles en école ou
en brigade de remplacement. Dans cette dernière possibilité nous ne voyons pas
comment il serait possible de garantir au stagiaire le bénéfice d’un tuteur
tout au long de l’année sur ses différents lieux de remplacement. Même si
la note prend la précaution d’inciter à recourir au remplacement long,
encore faudrait-il que les inspecteurs d’académie disposent de telles
possibilités en nombre suffisant. Pour
l’abandon de la masterisation Vous
comprendrez que ce projet de note, comme tout le dispositif issu des décrets et
circulaires de mastérisation des concours ne peut recevoir notre assentiment.
Ce dispositif entre en contradiction avec les principes mêmes du statut de la
Fonction publique d’Etat et des modalités statutaires de chaque corps
concerné. A
l’évidence ce projet de note ne peut corriger les conséquences désastreuses
de la masterisation des concours qui s’annoncent : absence de formation
digne de ce nom, remise en cause des droits statutaires : mutation,
remplacement, menace sur la titularisation. Pour la FNEC-FP-FO et ses syndicats
nationaux, il n’y a qu’une solution : revenir au système actuel de
formation pendant un an en IUFM. La masterisation doit être abandonnée, il est
encore temps avant que l’irréparable ne soit commis. Il y a urgence. C’est
ce qu’attendent tous les personnels, les parents. Je
vous prie de recevoir, Monsieur le Conseiller social, l’expression de toute ma
haute considération. Hubert
Raguin, Secrétaire
général de la FNEC FP-FO
LA FNECFP-FO reçue au ministère le 4 février 2010
Le
SNUDI -FO reçu par le ministère le 04/01/2010 au sujet de la mastérisation de
la formation des maîtres Le
SNUDI-FO a été reçu par le conseiller social, Mr ALAL, du ministère de l‘Education
Nationale le 04/01/2010 sur
le dossier de la mastérisation de la formation des maîtres au titre de notre 3ème
syndicat représentatif du 1er degré. Le
SNUDI –FO a rappelé son opposition fondamentale
au projet de mastérisation. Le
conseiller social a présenté au
syndicat lors de l’audience la maquette des épreuves d’admissibilité et
d’admission du nouveau concours de recrutement des professeurs d’écoles (CRPE)
applicables dès la session 2011 : épreuves d’admissibilité placées
vers le 15/09/2010 et les épreuves d’admission en mai- juin 2011, la période
séparant les deux séries d’épreuves étant réservé à une formation à
« visée professionnalisante ». Le
conseiller social a expliqué
à la délégation que le ministère met en place avec la mastérisation
des parcours de formation
individualisés intitulés « modules spécifiques de formation
professionnelle » qui serviront également aux étudiants qui échouent au
concours à se reconvertir vers d’autres voies professionnelles adossées à
un parcours universitaire reconnu par un master. Le
SNUDI-FO a fait remarquer que rien
n’avait été modifié dans l’organisation des épreuves
du concours depuis la réunion multilatérale du 13/11/2010 au
ministère dans laquelle les deux ministères (Education Nationale et
Enseignement supérieur) avaient présenté aux
organisations syndicales la
synthèse des décisions prises sur
la base des rapports remis par les groupes de travail constitués
sur la mastérisation. Lors de cette réunion, les organisations
syndicales avaient toutes exprimé
leur opposition à cette réforme et
demandé le retrait des décrets du 29/07/2009 et des textes d’application qui
en découlent. Bien au contraire toutes les orientations contenues dans les décrets
et développées lors de la réunion du 13/11/2010 se retrouvent dans le projet
de maquette du concours CRPE : Le
concours est maintenu en 2ème année de master, les étudiants sont
tenus de préparer deux de sessions de concours en 6 mois tout en recevant un
enseignement disciplinaire de master avec rédaction d’un mémoire, en
effectuant 108 heures de stage d’observation ou de pratique accompagnée et
108 heures de stage en responsabilité, seuls dans une classe. Comment
dans ces conditions peuvent-ils être
mis en situation de réussite d’un concours de plus en plus sélectif, au vu
des suppressions massives de postes (plus de 3000 postes supprimés
à la session de 2009) ? Le
1/3 temps formation au cours de l’année de stage : Le
ministère reconnaît lui- même que la formation sera réduite, au nom de
l’alternance, à un simple aller-retour entre quelques vagues sessions de
formation
dont l’organisation serait confiée aux universités elles-mêmes devenue
autonomes ou à « des opérateurs
externes ou internes les plus appropriés » ; Il
n’a pas démenti que cette formation pourrait être assurée par des
organismes privés.
A la question de savoir si l’administration financerait dans ce cadre des
cours de langues chez Berlitz pour des jeunes recruté
n’ayant pas un niveau suffisant pour assurer l’enseignement des
langues vivantes Les représentants du MEN n’ont pas démenti cette possibilité
de recours à un organisme privé sauf à préciser qu’avec la mastérisation
un étudiant aura obligatoirement le niveau requis pour enseigner les langues
vivantes à l’école primaire. A
plusieurs reprises les représentants du ministre ont insisté pour expliquer
que ce 1/3 temps de formation pourra avoir lieu dans les établissements
scolaires, sous la forme de simples visites de formateurs. Le
ministère réfléchit, à ce propos, à la création
de la « fonction de tuteur » qui ouvrirait droit à une rémunération
en HS sans décharge de services. Ce point s’intégrant
d’ailleurs dans les discussions à venir sur la Pacte de carrière. La
délégation a fait remarquer qu’un étudiant en master 2 (master1 pour cette
année) ou qui obtient le master 2 l’année prochaine peut donc se retrouver
en charge de classe dès septembre 2011 sans avoir reçu aucune formation
professionnelle, sans avoir mis les pieds dans une classe pendant tout le master.
Les représentants du ministre ont confirmé. C’est
le cadre national de la formation des maîtres qui est mis en cause au profit
d’une individualisation - privatisation de la formation. La
délégation a exprimé également ses inquiétudes quant à l’avenir immédiat
des étudiants PE1 ou inscrits en master 1
au concours (année transitoire) cette année
et a demandé que tous les étudiants puissent obtenir la validation de
leur année de préparation au concours comme équivalent de master 1. Le
ministère s’est engagé sur cette mesure pour les
étudiants reçus au concours et a précisé que tous les cas dont la délégation
aurait connaissance pour lesquels cette validation ne serait pas appliquée
devraient lui être soumis. Aucun engagement n’a été pris
pour les étudiants qui n’auront pas le concours d’obtenir l’équivalence
master 1 et donc de pouvoir le repasser l’année
prochaine s’ils ne peuvent s’inscrire en master 2. Responsabilité
des étudiants en cas d’accident
d’élève : Les
représentants du ministre sont restés sans réponse quand à la responsabilité
pénale des étudiant en stage en cas d’accident d’élève si ce
n’est pour indiquer qu’ « au
civil l’Etat est responsable alors qu’au pénal chacun demeure
individuellement responsable de ces actes » Sur
la question des stages,
le ministère a déclaré qu’ « aucun étudiant
ne peut juridiquement être tenu de
faire un stage d’observation ou de responsabilité pour se présenter au
concours ». « Le
stage ne peut pas être une condition pour se présenter au concours ni pour
cette année ni à partir de 2011 ». La
titularisation
interviendra à la fin de l’année de stage en responsabilité dans une classe
(qui suit immédiatement le concours). Le recteur prononcera la titularisation
sur la base d’une inspection. Le conseiller social a précisé que cette modalité est provisoire étant donné le chantier de l’évaluation qui sera ouverte au cours de l’année 2010 dans le cadre du pacte de carrière du L. Chatel. Il
a précisé à cette occasion : « Le
taux de titularisation va diminuer. La titularisation formelle c’est fini » Preuve est faite s’il était nécessaire que la mastérisation est une arme de destruction du statut et que tos les arguments pédagogiques et professionnels tombent les uns après les autres. L’abandon complet des décrets et circulaires instituant la mastérisation reste la seule revendication utile.
09.05.09 L'hypothétique revalorisation pour justifier la masterisation ? Balivernes et mystification.
Lors de la dernière entrevue au ministère : FO : " [avec la masterisation] qu'avez-vous à nous donner en terme de revalorisation ? " Directeur de cabinet de X.Darcos : " Rien". Cela a au moins le mérite de la clarté. Mais cela s'explique ; sauf à être affligé de cécité ou convaincu de naïveté pathologique. Pourtant, c'est vrai, lors de son annonce de recruter désormais les enseignants des écoles, collèges et lycées au niveau Master, soit 5 années après le Bac, le Président de la République avait indiqué que ce serait l'occasion de les payer mieux en début de carrière. Ce qui a permis à certains, la FSU et l'UNSA notamment, d'apporter leur soutien à ce niveau de recrutement, quitte à surfer ensuite sur la vague de mécontentement que le projet de réforme avait engendrée. Malgré les assurances données dans un premier temps par le ministère, on était pourtant en droit de s'interroger sur la portée réelle de cette "revalorisation", quand les gouvernements successifs avaient tous refusé une réelle revalorisation des fonctionnaires ! Et ce d'autant plus que le recrutement à Bac + 5 installe un nouveau niveau de recrutement, entre l'actuel Bac + 4 des agrégés et les Maîtres de conférence. Jusqu'à maintenant, l'accès aux 3 catégories de fonctionnaires se fait selon un niveau de qualification marqué par un diplôme générique :
carrières comparées des différents corps de la catégorie A de la Fonction Publique Les grilles de rémunération des fonctionnaires sont globalement construites en rapport avec ces niveaux de recrutement. Ainsi, les professeurs des écoles et certifiés (catégorie A) évoluent sur une grille dont l'amplitude est 349-658 en classe normale et 495-783 pour la hors-classe. Celle des agrégés va de 379-821 pour la classe normale à 658-963 pour la hors-classe. La question est donc : les enseignants recrutés au niveau Master seront-ils payés sur une échelle indiciaire supérieure à celle des agrégés ? Le simple fait de poser la question peut déjà faire sourire, mais l'étude détaillée des différentes grilles vient renforcer les doutes que l'on est en droit d'avoir. Comment en effet insérer une grille à Bac + 5 entre les actuels recrutements à Bac + 3, + 4 et + 8, la plage indiciaire étant tellement étroite tant en début qu'en fin de carrière ? Cela apparaît quasiment impossible, à moins de tout bouleverser ! La promesse de revalorisation comme contre-partie de l'élévation du niveau de recrutement frise donc l'escroquerie pure et simple ! Déjà, lorsque le corps de professeurs des écoles avait été mis en place, en 1990, nous avions dénoncé la pseudo-revalorisation qu'il représentait. Certes, l'échelle avait été revue à la hausse mais la perte du droit au logement ou, à défaut à l'indemnité compensatrice (IRL) dont bénéficiaient les instituteurs, relativisait sacrément le gain découlant de la nouvelle grille. Oui, mais, nous disait-on à l'époque, les PE verront leur pension de retraite calculée sur un indice bien supérieur quand les instituteurs perdaient leur logement ou leur IRL, non pris en compte dans le calcul. Certes, les collègues anciens instituteurs devenus PE et partis en retraite entre 1991/1992 et 2006 ont bénéficié de cet avantage. Et c'est tant mieux. Mais aujourd'hui, le vent a tourné. Ceux qui bénéficient encore du droit à la la retraite à 55 ans voient leur future pension fondre comme neige au soleil par les effets de la loi Fillon. Quant aux PE qui n'ont jamais, ou moins de 15 ans, été instituteurs, ils devront travailler jusqu'à 60 ans, au minimum, ce qui relativise la portée de la pseudo-revalorisation de 1990. Un ancien instituteur devenu PE partant en retraite en 2009 a, du fait de la loi Fillon, une pension équivalente à ce qu'elle aurait été en restant instituteur et sans loi Fillon. Quant à un collègue qui ne pourra prendre sa retraite qu'à 60 ans, sa carrière ne coûtera globalement pas plus cher que ce que coûtait celle d'un instituteur, compte-tenu du recrutement tardif... A moins que les objectifs ne soient tout autres : supprimer la formation initiale rémunérée et économiser ainsi près de 20 000 postes de fonctionnaires stagiaires chaque année. Et préparer, via une certification délivrée dans le cadre d'une université autonome, le terrain au recrutement localisé ...par des EPEP ... en CDD. Et derrière la disparition des IUFM - que nous n'avons jamais épargnés il est vrai, mais dont nous condamnions la dérive pédagogiste et l'inadaptation aux besoins d'une véritable formation professionnelle, pas l'existence en tant que centre de formation d'Etat - il y a la disparition programmée de toutes les écoles et centres de formation des services publics, douanes, impôts, santé, greffes, les IRA, l'école des travaux publics. Avec au bout du compte, le basculement de la formation professionnelle d'aval en amont du recrutement, évolution marquant la nature même de l'emploi public et l'entraînant vers une logique d'entreprise. La fin de la Fonction Publique d'État, en quelque sorte. Voilà l'enjeu de la masterisation. Pouvons-nous en toute responsabilité lâcher notre statut, pour l'ombre d'une hypothétique revalorisation ? Poser la question, c'est pour FO déjà y répondre.
article largement inspiré du texte paru dans La Nouvelle Tribune, mensuel de la Fédération Générale des Fonctionnaires - Force Ouvrière (FGF-FO) mars 2009
21.04.09 La FNECFP-FO victime d'ostracisme de la part du ministère Concernant
les « discussions », « concertations », « négociations »
annoncées depuis le 20 mars par le ministre et son cabinet (courrier au secrétaire
général de la FNEC FP-FO en date du 20 mars) il apparaît aujourd’hui, suite
à un entretien téléphonique avec M. JOUVE, conseiller social du ministre qui
confirme ainsi plusieurs dépêches d’agences, que le ministre et ses
collaborateurs ont mis sur pied avec les seules organisations acceptant le cadre
de la mastérisation (FSU, UNSA, SGEN-CFDT) et en catimini des groupes de
travail pour préparer sa réforme. Sur
la base des communiqués de la FNEC FP-FO du 9 et du 16 avril qui reprennent nos
mandats et nos revendications sur ce dossier la FNEC FP-FO n’accepte pas cette
curieuse conception de la négociation qui consiste pour le ministère à
choisir ses interlocuteurs en fonction de leur niveau de résistance à
l’application des contre-réformes. Comme
suite à l’échange avec le conseiller social du ministre la FNEC FP-FO sera
reçue le mercredi 29 avril à 14 heures 30 par les directeurs de cabinet des
ministres DARCOS et PECRESSE sur le dossier mastérisation, réforme du
recrutement des enseignants et des concours. La
FNEC FP-FO y exposera ses mandats, points de vue et revendications ; la
FNEC FP-FO y exigera de participer à tous les groupes de travail et séances de
concertation organisés par le ministère sur ce dossier. Le
secrétaire général de la Confédération, Jean-Claude MAILLY, adresse ce jour
un courrier à Xavier DARCOS, ministre de l’Education nationale pour lui
demander d’être reçu en urgence avec la FNEC FP-FO sur ce dossier et
l’ensemble des questions d’actualité dans le ministère de l’Education
nationale.
20.03.09 DARCOS écrit aux organisations syndicales pour leur annoncer le "report" du nouveau concours en 2011. VÉRITABLE RECUL OU NOUVELLE FEINTE ? Xavier Darcos a adressé vendredi 20 mars une lettre aux organisations syndicales au sujet du nouveau concours de recrutement des enseignants. Tout en regrettant qu’il ait fallu des semaines de mobilisation pour qu’il commence à plier, les syndicats de la FSU, ainsi que le Sgen-CFDT, ont reconnu les «évolutions» et les «annonces importantes» du ministre. Qu'en est-il en réalité ? Comme chacun pourra le lire ci-dessous, dans l'analyse qu'en fait le journal "Libération", la seule annonce concrète réside dans le fait que le NOUVEAU concours niveau Master ne fera son apparition qu'en 2011, au lieu de 2010 comme prévu initialement. Mais est-ce vraiment un recul du ministre, ou bien une indispensable adaptation à l'incontournable réalité, c'est à dire au refus des principales universités de faire remonter les maquettes des nouveaux concours ! Et puis, en y regardant de plus près, on s'aperçoit que Darcos ne lâche RIEN sur la formation. Certes, les concours 2010 resteront bâtis sur le même moule que ceux de 2009, mais alors que les enseignants recrutés en 2009 rentreront en formation pour une année, ceux recrutés en 2010 seront affectés directement sur un poste à la rentrée de septembre qui suivra. Ils n'auront donc droit à aucune formation initiale. Darcos concède du bout des lèvres qu'à partir de septembre 2010, les enseignants recrutés au printemps précédent passeront "de l'ordre d'un tiers" de leur première année d'exercice en formation universitaire et professionnelle. Suivi réel ou "formation" au rabais ? De toutes façons, au mieux divisée par 3 par rapport à aujourd'hui, et sans aucune garantie réglementaire (les promesses n'engagent que ceux qui y croient...) Et le ministre se garde bien de préciser comment nos collègues stagiaires seront remplacés dans leur classe. Mais il est vrai qu'on "croule" sous le nombre pléthorique de TR ! Bref, un beau bazar est en train de se mettre en place. Et on se demande bien comment on pourrait noter quelques avancées constructives à la seule annonce du report du nouveau concours à 2011. Là où certains voient une "réelle inflexion des choix du gouvernements" (FSU), "le geste que la communauté universitaire attendait" (Autonome sup-CSEN) ou "des annonces importantes" (SGEN-CFDT), nous partageons le point de vue de la Coordination nationale des universités qui parle d'"un simulacre de recul" et d'une "supercherie" ainsi que de Sauvons l'Université qui constate qu'il n'y a "pas de recul ici", mais "une énième manœuvre". Ce qui est toujours bien à l'ordre du jour, c'est
Laval, le 23.03.09
IUFM : Où en est-on au 8 mars 2009? document 4 pages
Recrutement des professeurs des écoles en 2009, le ministre supprime 2754 postes au concours externe Le ministre vient d‘annoncer une diminution de 2 754 postes au concours externe de recrutement des professeurs des écoles en 2009. Alors que 17 000 élèves supplémentaires sont attendus à la prochaine rentrée dans les écoles élémentaires et maternelles, le ministre met 6 577 postes au concours contre 9 331 en 2008 soit une diminution de 26 %. Cette annonce qui vient aggraver la suppression (« sédentarisation ») programmée de 3 000 postes de RASED va conduire à une nouvelle détérioration des conditions de travail des enseignants au moment où le ministre entend lier l’évaluation des enseignants aux résultats des élèves. Elle s’inscrit totalement dans la perspective de suppression de postes de titulaires remplaçants programmée avec la création des agences de remplacement et la mise en oeuvre des EPEP donne tout son sens à la réforme de la formation des maîtres (mastérisation) dont l’objectif essentiel est de recruter de moins en moins d’enseignants fonctionnaires d’état. Cette réduction massive du nombre de postes mis au concours, qui confirme la volonté ministérielle de poursuivre la politique de réduction budgétaire inscrite dans la Révision Générale des Politiques Publiques, tourne le dos aux exigences de la puissante mobilisation des enseignants du 20 novembre dernier. Le SNUDI FO qui dénonce cette nouvelle réduction du nombre de postes offerts au concours de recrutement appelle tous les enseignants à organiser dès à présent la grève interprofessionnelle du 29 janvier à l’appel de toutes les organisation syndicales.
la "masterisation" : ce qu'en pensent des professeurs d'université
Exactement le contraire de ce qui est annoncé ! Comment des organisations syndicales peuvent-elles accepter ce cadre imposé par le ministre ? Pour FO, c'est NON ce qu'en pensent les professeurs d'université
« Masterisation » de la formation : CONTRE LE CONCOURS, CONTRE LA STAGIARISATION, CONTRE LE STATUT
Le président de la République a annoncé le 1er Juin dernier un nouveau recrutement des futurs enseignants au niveau du master 2 à partir de la rentrée 2010 : un « concours » - d’un nouveau type – serait organisé pour sélectionner un certain nombre d’étudiants en master. Les sélectionnés devraient effectuer des stages (non rémunérés) soit en école, soit en établissement secondaire, suivis par un tuteur.
Le concours : seul garant de notre statut Pour le moment, les fonctions et les missions des enseignants sont encadrés par un statut et définis par rapport à un niveau de qualification. Seul ce statut permet de garantir à tous les élèves un droit égal à l’instruction assuré par des maîtres qualifiés, indépendants des groupes de pression, sélectionnés sur leur seul mérite académique et pédagogique. L’égalité en droit des élèves devant l’instruction dépend de l’égalité en droit des enseignements sur l’ensemble du territoire national. Grâce à ce statut, les enseignants bénéficient des mêmes conditions pour l’accès à un poste et à une mission.
Que pourrait- il se passer si le concours est supprimé? Dans le premier degré, le concours d’entrée en IUFM est ouvert aux titulaires d’une licence (bac+3), comme les concours du CAPES et du CAPET pour l’enseignement secondaire général et technologique respectivement. Le concours d’Agrégation est ouvert lui aux titulaires d’une maîtrise (Bac+4). Si les projets ministériels voyaient le jour, on assisterait à « une masterisation de la formation ». Les étudiants seraient « titularisés » à l’issue d’une évaluation positive de stages dans les établissements scolaires et à condition d’être titulaires d’un master. Or, aucune garantie n’est donnée quant au maintien de la valeur nationale de ce diplôme puisque ce master serait préparé dans le cadre d’universités elles-mêmes autonomes ne dispensant plus le même enseignement sur l’ensemble du territoire ! Certains rêvent déjà à une « liste d’aptitude » dans laquelle des établissements (EPEP ?) devenus autonomes puiseraient pour pourvoir les postes vacants… comme en Finlande, dont on nous rebat les oreilles…ou en Belgique où un enseignant qui voit son poste fermé doit aller pointer au chômage… C’est sans doute ça le progrès social impulsé par l’Europe... Dans l’immédiat, Il ne s’agirait de toutes façons plus de concours de recrutement dans un corps de fonctionnaires de l’Etat comme le sont aujourd’hui le CAPES, l’Agrégation, et le CRPE. Ce dispositif signifierait la fin de l’année de formation initiale rémunérée dans le cadre d’un statut de fonctionnaire stagiaire de l’Etat. Or cette année d’IUFM qui est l’année de formation professionnelle représente 20 000 emplois dans la fonction publique, on comprend mieux les raisons de cette « masterisation ». Quant au « master des métiers de l’enseignement », spécialement créé pour la nouvelle formation, on est– en droit de s’interroger sur son efficacité : quelle qualification garantira-t-il aux enseignants recrutés et directement mis sur le terrain ? Et en cas d’échec au concours, quelle valeur ce master aura-t-il pour une réorientation ?
La méthode Darcos : ne pas s’embarrasser de ceux qui dérangent Comme pour les 108 heures, le ministre ne souhaite discuter qu’avec ceux qui sont « raisonnables ». Comme pour les 108 heures, il a exigé des organisations la signature préalable d’une « lettre de convergence » posant le cadre de la réforme ministérielle. FO a refusé le chantage. L’UNSA, la CFDT et la FSU l’ont accepté entérinant ainsi de fait la disparition de l’année de formation initiale rémunérée qui correspond à la disparition de 20 000 postes de stagiaires ! Dans le même temps, ces organisations appellent à défiler contre le budget 2009. On ne pourra pourtant faire véritablement obstacle à cette opération de destruction que dans l’unité, la cohérence et la clarté. Certains invoquent leur sens des « responsabilités » et leur volonté de « proposition » pour justifier leur présence à la table des discussions. Comme il y a 1 an pour les 108 heures.
On a vu où cela a mené. 15.10.08
la masterisation :
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