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03.04.10 

Le communiqué de la FNECFP-FO sur la note de cadrage

 

Masterisation

Accueil, accompagnement et formation des lauréats du concours 2010

Réponse de la FNEC-FP FO au projet de note de cadrage

 

Montreuil le 18 février 2010

 

Objet : projet de note de cadrage concernant l’accueil, l’accompagnement et la formation pour les fonctionnaires stagiaires enseignants reçus au concours 2010

 

Monsieur le Conseiller social,

Nous  vous remercions de nous avoir transmis le projet de note de cadrage concernant l’accueil, l’accompagnement et la formation pour les fonctionnaires stagiaires enseignants reçus au concours 2010. Elle reprend les orientations que vous nous avez présentées le 5 février.

L’étude de ce projet de note de cadrage confirme que ce dispositif découlant de la masterisation des concours de recrutement ne peut convenir à notre organisation syndicale, ni dans la forme, ni dans le contenu.

Aucune réponse satisfaisante aux demandes de FO

En effet, ce projet n’apporte aucune réponse satisfaisante à nos remarques et à nos demandes exprimées le 5 février. 

Les lauréats du concours 2010 doivent être en disposition de pouvoir réussir leur année de stage (horaires allégés et réelle formation en IUFM), les personnels déjà titulaires doivent pouvoir candidater normalement sur tous les postes mis au mouvement, les élèves doivent pouvoir avoir, quel que soit le niveau d’étude, un seul enseignant et non une succession d’intervenants.

L’organisation des modalités de stage est renvoyée aux recteurs et aux IA

Tout d’abord, le principe de subsidiarité qui préside à la logique de cette note laisse tout pouvoir « au niveau local » dans la mise en place des modalités de stage. Tel ou tel recteur, tel ou tel inspecteur d‘académie devra procéder pour les conditions de stage, pour l’accueil dans les établissements, pour l’installation sur un support, pour la formation, pour le suivi des stagiaires de manière différente selon les moyens, par ailleurs en diminution, dont il disposera.

De ce point de vue nous ne pouvons accepter que les modalités de titularisation soient reportées à un prochain arrêté. Les modalités de titularisation ne peuvent que relever de la stricte application de la réglementation existante. Elles ne nécessitent donc pas un nouvel arrêté sauf à vouloir renvoyer ces modalités au niveau local, selon les conditions de stagiarisation qui auront pu être offertes ou non aux personnels.

 

Que devient le principe d’égalité républicaine ?

L’association, par le biais du « tuteur », de chaque établissement à la titularisation des stagiaires mentionnée dans ce projet de note, nous fait craindre le pire dans la poursuite de la logique des décrets portant sur l’autonomie des établissements.

Que devient, dans ces conditions, le principe de l’égalité républicaine ?

 

Conséquences inacceptables sur le mouvement des personnels

Concernant l’affectation des stagiaires et gel des postes pour le mouvement des titulaires, le projet de note écarte, dans le 1er degré, la possibilité de laisser les stagiaires lauréats du concours 2010 en « surnombre » pour leur assurer une affectation permettant leur titularisation, mais à l’inverse, cette consigne va participer de la « fossilisation » du mouvement, contrairement à vos engagements du 5 février dernier.

Pour les premier et second degrés, le souci d’écarter les stagiaires des établissements et écoles « difficiles … RAR par exemple », de leur réserver « des remplacements longs » ou des écoles « de préférence à plusieurs classes », « avec sur place ou à proximité d’enseignants expérimentés et/ou de maîtres formateurs », « dans les collèges et lycées sur des supports vacants,…réservant ces supports en amont de la rentrée scolaire… » et en évitant « ceux qui sont les plus isolés et éloignés des lieux de formation »… va inéluctablement accentuer la contraction des postes accessibles au mouvement des personnels titulaires.

Pour atteindre ces objectifs, les inspecteurs d’académie et les recteurs, annoncent d’ores et déjà qu’ils vont « bloquer » ou « geler », en tout cas retirer du mouvement, les postes présentant ces caractéristiques, en amont du mouvement des personnels titulaires.

Ainsi dans le Val de Marne, l’inspecteur d’académie « bloque » 262 postes, dans le Val d’Oise 530 postes le seraient. A Créteil, le recteur prévoit de « bloquer » 800 postes, à Nancy, au moins 500… Dans nombre de disciplines et d’académies, il ne restera aucun poste en établissement, nous disons bien aucun, pour les titulaires, y compris des « entrants » avec des forts barèmes, contraints de demander leur mutation pour suivre leur conjoint par exemple.

 

Une procédure contraire au statut général

Nous attirons votre attention sur le caractère non réglementaire de cette procédure, contraire aux articles 60 et 61 de la loi relative au statut général de la Fonction publique d’Etat. L’ensemble des postes vacants doit être portés à la connaissance des personnels titulaires lors des opérations du mouvement. Chacun doit pouvoir candidater sur les postes libérés et tel ne serait plus le cas si les postes étaient gelés. Ainsi l’article 61 précise : « les autorités compétentes sont tenues de faire connaître au personnel, dès qu’elles ont lieu, les vacances de tous emplois, sans préjudice des obligations spéciales imposées en matière de publicité par la législation sur les emplois réservés ».

 

Temps de travail des stagiaires dans le 2nd degré

Concernant le temps de travail des stagiaires, dans le second degré la recommandation de « … limiter l’enseignement à deux niveaux maximum » n’empêchera pas des milliers de stagiaires d’avoir de nombreuses classes (jusqu’à 18 en enseignement artistique en collège, de cinq à 12 classes dans nombre de disciplines) et pour l’essentiel de leur horaire de travail, tout seuls.

Nous réitérons donc notre demande, formulée le 5 février dernier, que les stagiaires 2010 , à l’instar des stagiaires IUFM actuels, soient affectés sur service hebdomadaire, au maximum de huit heures de cours avec des classes en responsabilité clairement définie du 1er septembre à la fin de l’année scolaire, avec une formation complémentaire, également définie de manière hebdomadaire, et non sur des « volumes » et des « équivalences ».

 

En perspective : remise en cause du remplacement, recours aux contractuels, aux étudiants...

Concernant les remplacements dans le premier degré tant des « tuteurs » que des stagiaires au cours de la période de septembre à novembre, le problème n’est pas résolu par le projet de note.

L’estimation de 6000 « surnombres » ne suffira pas à combler le manque des stagiaires IUFM disparus qui représentent à eux seuls 3870 emplois. Vous le savez, les « surnombres » proviennent principalement de la diminution des départs en retraite par rapport aux prévisions. Mais il ne serait pas surprenant que les annonces actuelles concernant la « réforme des retraites » n’aient pas un effet inverse et n’incitent pas les personnels à partir même de manière légèrement anticipée. Ce processus réduira à néant l’option retenue dans le projet de note et laissera nombre de classes sans remplaçant.

Pour les remplacements dans le second degré, si nous partageons le souci affiché, à savoir que les « périodes de formation, notamment lorsqu’elles sont groupées, devront faire l’objet d’un remplacement dans les classes du stagiaire », nous ne pouvons qu’attirer votre attention sur la réalité. Le nombre notoirement insuffisant de TZR, en particulier dans certaines matières, rend les possibilités de remplacement insignifiantes, voire inexistantes. Ce qui vous amène d’ailleurs à préconiser le recours, et à la précarité avec les contractuels, et aux étudiants de master 2. Nous réitérons notre désaccord sur cette gestion.

Dans une même classe pourront se succéder un stagiaire sans formation, un professeur titulaire, un étudiant, à nouveau le stagiaire, un contractuel, puis un TZR…. Nous ne pouvons l’accepter.

 

Des stagiaires sans tuteurs ?

Dans le 1er degré, la note limite les affectations possibles en école ou en brigade de remplacement. Dans cette dernière possibilité nous ne voyons pas comment il serait possible de garantir au stagiaire le bénéfice d’un tuteur tout au long de l’année sur ses différents lieux de remplacement. Même si la note prend la précaution d’inciter à recourir au remplacement long, encore faudrait-il que les inspecteurs d’académie disposent de telles possibilités en nombre suffisant.

 

Pour l’abandon de la masterisation

Vous comprendrez que ce projet de note, comme tout le dispositif issu des décrets et circulaires de mastérisation des concours ne peut recevoir notre assentiment. Ce dispositif entre en contradiction avec les principes mêmes du statut de la Fonction publique d’Etat et des modalités statutaires de chaque corps concerné.

 

A l’évidence ce projet de note ne peut corriger les conséquences désastreuses de la masterisation des concours qui s’annoncent : absence de formation digne de ce nom, remise en cause des droits statutaires : mutation, remplacement, menace sur la titularisation. Pour la FNEC-FP-FO et ses syndicats nationaux, il n’y a qu’une solution : revenir au système actuel de formation pendant un an en IUFM. La masterisation doit être abandonnée, il est encore temps avant que l’irréparable ne soit commis. Il y a urgence.

 

C’est ce qu’attendent tous les personnels, les parents.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Conseiller social, l’expression de toute ma haute considération.

 

Hubert Raguin,

Secrétaire général de la FNEC FP-FO

 

LA FNECFP-FO reçue au ministère le 4 février 2010

 

Le SNUDI -FO reçu par le ministère le 04/01/2010 au sujet de la mastérisation de la formation des maîtres

Le SNUDI-FO a été reçu par le conseiller social, Mr ALAL, du ministère de l‘Education Nationale le 04/01/2010   sur le dossier de la mastérisation de la formation des maîtres au titre de notre 3ème syndicat représentatif du 1er degré.

Le SNUDI –FO a rappelé son opposition  fondamentale au projet de mastérisation.

 Le conseiller social  a présenté au syndicat lors de l’audience la maquette des épreuves d’admissibilité et d’admission du nouveau concours de recrutement des professeurs d’écoles (CRPE) applicables dès la session 2011 : épreuves d’admissibilité placées  vers le 15/09/2010 et les épreuves d’admission en mai- juin 2011, la période séparant les deux séries d’épreuves étant réservé à une formation à « visée professionnalisante ».

Le conseiller social  a expliqué  à la délégation que le ministère met en place avec la mastérisation des  parcours de formation individualisés intitulés «  modules spécifiques de formation professionnelle » qui serviront également aux étudiants qui échouent au concours à se reconvertir vers d’autres voies professionnelles adossées à un parcours universitaire reconnu par un master.

Le SNUDI-FO  a fait remarquer que rien n’avait été modifié dans l’organisation des épreuves  du concours depuis la réunion multilatérale  du 13/11/2010  au ministère dans laquelle les deux ministères (Education Nationale et Enseignement supérieur) avaient présenté aux  organisations syndicales  la synthèse des décisions prises  sur la base des rapports remis par les groupes de travail constitués  sur la mastérisation. Lors de cette réunion, les organisations syndicales  avaient toutes exprimé leur opposition à cette réforme  et demandé le retrait des décrets du 29/07/2009 et des textes d’application qui en découlent. Bien au contraire toutes les orientations contenues dans les décrets et développées lors de la réunion du 13/11/2010 se retrouvent dans le projet de maquette  du concours CRPE :

Le concours est maintenu en 2ème année de master, les étudiants sont tenus de préparer deux de sessions de concours en 6 mois tout en recevant un enseignement disciplinaire de master avec rédaction d’un mémoire, en effectuant 108 heures de stage d’observation ou de pratique accompagnée et 108 heures de stage en responsabilité, seuls dans une classe.

Comment dans ces conditions peuvent-ils  être mis en situation de réussite d’un concours de plus en plus sélectif, au vu des suppressions massives de postes (plus de 3000 postes supprimés  à la session de 2009) ?

Le 1/3 temps formation au cours de l’année de stage :

Le ministère reconnaît lui- même que la formation sera réduite, au nom de l’alternance, à un simple aller-retour entre quelques vagues sessions de formation dont l’organisation serait confiée aux universités elles-mêmes devenue autonomes ou à «  des opérateurs externes ou internes les plus appropriés » ;

Il n’a pas démenti que cette formation pourrait être assurée par des organismes privés. A la question de savoir si l’administration financerait dans ce cadre des cours de langues chez Berlitz pour des jeunes recruté  n’ayant pas un niveau suffisant pour assurer l’enseignement des langues vivantes Les représentants du MEN n’ont pas démenti cette possibilité de recours à un organisme privé sauf à préciser qu’avec la mastérisation un étudiant aura obligatoirement le niveau requis pour enseigner les langues vivantes à l’école primaire.

A plusieurs reprises les représentants du ministre ont insisté pour expliquer que ce 1/3 temps de formation pourra avoir lieu dans les établissements scolaires, sous la forme de simples visites de formateurs.

Le ministère réfléchit, à ce propos, à la création de la « fonction de tuteur » qui ouvrirait droit à une rémunération en HS sans décharge de services. Ce point s’intégrant d’ailleurs dans les discussions à venir sur la Pacte de carrière.

La délégation a fait remarquer qu’un étudiant en master 2 (master1 pour cette année) ou qui obtient le master 2 l’année prochaine peut donc se retrouver en charge de classe dès septembre 2011 sans avoir reçu aucune formation professionnelle, sans avoir mis les pieds dans une classe pendant tout le master. Les représentants du ministre ont confirmé.

C’est le cadre national de la formation des maîtres qui est mis en cause au profit  d’une individualisation - privatisation de la formation.

La délégation a exprimé également ses inquiétudes quant à l’avenir immédiat des étudiants PE1 ou inscrits en master 1 au concours (année transitoire) cette année  et a demandé que tous les étudiants puissent obtenir la validation de leur année de préparation au concours comme équivalent de master 1.

Le ministère s’est engagé sur cette mesure pour les étudiants reçus au concours et a précisé que tous les cas dont la délégation aurait connaissance pour lesquels cette validation ne serait pas appliquée devraient lui être soumis.

Aucun engagement n’a été pris pour les étudiants qui n’auront pas le concours d’obtenir l’équivalence master 1 et donc de pouvoir le repasser  l’année prochaine s’ils ne peuvent s’inscrire en master 2.

Responsabilité des étudiants  en cas d’accident d’élève :

Les représentants du ministre sont restés sans réponse quand à la responsabilité pénale des étudiant en stage en cas d’accident d’élève si ce n’est pour indiquer qu’ « au civil l’Etat est responsable alors qu’au pénal chacun demeure individuellement responsable de ces actes »

Sur la question des stages, le ministère a déclaré qu’ « aucun étudiant ne peut juridiquement  être tenu de faire un stage d’observation ou de responsabilité pour se présenter au concours ». « Le stage ne peut pas être une condition pour se présenter au concours ni pour cette année ni à partir de 2011 ».

La titularisation interviendra à la fin de l’année de stage en responsabilité dans une classe (qui suit immédiatement le concours). Le recteur prononcera la titularisation sur la base d’une inspection.

Le conseiller social a précisé que cette modalité est provisoire étant donné le chantier de l’évaluation qui sera ouverte au cours de l’année 2010 dans le cadre du pacte de carrière du L. Chatel.

Il a précisé à cette occasion : « Le taux de titularisation va diminuer. La titularisation formelle c’est fini »

Preuve est faite s’il était nécessaire que la mastérisation est une arme de  destruction du statut et que tos les arguments pédagogiques et professionnels tombent les uns après les autres. L’abandon complet des décrets et circulaires instituant la mastérisation reste la seule revendication utile.

 

 

09.05.09

L'hypothétique revalorisation pour justifier la masterisation ? 

Balivernes et mystification.

 

Lors de la dernière entrevue au ministère :

FO : " [avec la masterisation] qu'avez-vous à nous donner en terme de revalorisation ? "

Directeur de cabinet de X.Darcos : " Rien".

Cela a au moins le mérite de la clarté. Mais cela s'explique ; sauf à être affligé de cécité ou convaincu de naïveté pathologique. 

Pourtant, c'est vrai, lors de son annonce de recruter désormais les enseignants des écoles, collèges et lycées au niveau Master, soit 5 années après le Bac, le Président de la République avait indiqué que ce serait l'occasion de les payer mieux en début de carrière.

Ce qui a permis à certains, la FSU et l'UNSA notamment, d'apporter leur soutien à ce niveau de recrutement, quitte à surfer ensuite sur la vague de mécontentement que le projet de réforme avait engendrée.

Malgré les assurances données dans un premier temps par le ministère, on était pourtant en droit de s'interroger sur la portée réelle de cette "revalorisation", quand les gouvernements successifs avaient tous refusé une réelle revalorisation des fonctionnaires !

Et ce d'autant plus que le recrutement à Bac + 5 installe un nouveau niveau de recrutement, entre l'actuel Bac + 4 des agrégés et les Maîtres de conférence.

Jusqu'à maintenant, l'accès aux 3 catégories de fonctionnaires se fait selon un niveau de qualification marqué par un diplôme générique :

le CAP ou le BEP pour la catégorie C

le Bac ou Bac + 2 pour la catégorie B

la licence pour la catégorie A

les emplois de catégorie supérieure, dits A+ sont recrutés à Bac +4, +5 ou plus.

carrières comparées des différents corps de la catégorie A de la Fonction Publique

Les grilles de rémunération des fonctionnaires sont globalement construites en rapport avec ces niveaux de recrutement. Ainsi, les professeurs des écoles et certifiés (catégorie A) évoluent sur une grille dont l'amplitude est 349-658 en classe normale et 495-783 pour la hors-classe. Celle des agrégés va de 379-821 pour la classe normale à 658-963 pour la hors-classe.

La question est donc : les enseignants recrutés au niveau Master seront-ils payés sur une échelle indiciaire supérieure à celle des agrégés ? Le simple fait de poser la question peut déjà faire sourire, mais l'étude détaillée des différentes grilles vient renforcer les doutes que l'on est en droit d'avoir. Comment en effet insérer une grille à Bac + 5 entre les actuels recrutements à Bac + 3, + 4 et + 8, la plage indiciaire étant tellement étroite tant en début qu'en fin de carrière ?

Cela apparaît quasiment impossible, à moins de tout bouleverser !

La promesse de revalorisation comme contre-partie de l'élévation du niveau de recrutement frise donc l'escroquerie pure et simple !

Déjà, lorsque le corps de professeurs des écoles avait été mis en place, en 1990, nous avions dénoncé la pseudo-revalorisation qu'il représentait. Certes, l'échelle avait été revue à la hausse mais la perte du droit au logement ou, à défaut à l'indemnité compensatrice (IRL) dont bénéficiaient les instituteurs, relativisait sacrément le gain découlant de la nouvelle grille. 

Oui, mais, nous disait-on à l'époque, les PE verront leur pension de retraite calculée sur un indice bien supérieur quand les instituteurs perdaient leur logement ou leur IRL, non pris en compte dans le calcul. Certes, les collègues anciens instituteurs devenus PE et partis en retraite entre 1991/1992 et 2006 ont bénéficié de cet avantage. Et c'est tant mieux. Mais aujourd'hui, le vent a tourné. Ceux qui bénéficient encore du droit à la la retraite à 55 ans voient leur future pension fondre comme neige au soleil par les effets de la loi Fillon. Quant aux PE qui n'ont jamais, ou moins de 15 ans, été instituteurs, ils devront travailler jusqu'à 60 ans, au minimum, ce qui relativise la portée de la pseudo-revalorisation de 1990.

Un ancien instituteur devenu PE partant en retraite en 2009 a, du fait de la loi Fillon, une pension équivalente à ce qu'elle aurait été en restant instituteur et sans loi Fillon.

Quant à un collègue qui ne pourra prendre sa retraite qu'à 60 ans, sa carrière ne coûtera globalement pas plus cher que ce que coûtait celle d'un instituteur, compte-tenu du recrutement tardif...

A moins que les objectifs ne soient tout autres : supprimer la formation initiale rémunérée et économiser ainsi près de 20 000 postes de fonctionnaires stagiaires chaque année.

Et préparer, via une certification délivrée dans le cadre d'une université autonome, le terrain au recrutement localisé ...par des EPEP ... en CDD.

Et derrière la disparition des IUFM - que nous n'avons jamais épargnés il est vrai, mais dont nous condamnions la dérive pédagogiste et l'inadaptation aux besoins d'une véritable formation professionnelle, pas l'existence en tant que centre de formation d'Etat - il y a la disparition programmée de toutes les écoles et centres de formation des services publics, douanes, impôts, santé, greffes, les IRA, l'école des travaux publics. Avec au bout du compte, le basculement de la formation professionnelle d'aval en amont du recrutement, évolution marquant la nature même de l'emploi public et l'entraînant vers une logique d'entreprise.

La fin de la Fonction Publique d'État, en quelque sorte. Voilà l'enjeu de la masterisation. 

Pouvons-nous en toute responsabilité lâcher notre statut, pour l'ombre d'une hypothétique revalorisation ? 

Poser la question, c'est pour FO déjà y répondre.

 

article largement inspiré du texte paru dans La Nouvelle Tribune, mensuel de la Fédération Générale des Fonctionnaires - Force Ouvrière (FGF-FO) mars 2009

 

 

21.04.09

La FNECFP-FO victime d'ostracisme de la part du ministère

Concernant les « discussions », « concertations », « négociations » annoncées depuis le 20 mars par le ministre et son cabinet (courrier au secrétaire général de la FNEC FP-FO en date du 20 mars) il apparaît aujourd’hui, suite à un entretien téléphonique avec M. JOUVE, conseiller social du ministre qui confirme ainsi plusieurs dépêches d’agences, que le ministre et ses collaborateurs ont mis sur pied avec les seules organisations acceptant le cadre de la mastérisation (FSU, UNSA, SGEN-CFDT) et en catimini des groupes de travail pour préparer sa réforme.

Sur la base des communiqués de la FNEC FP-FO du 9 et du 16 avril qui reprennent nos mandats et nos revendications sur ce dossier la FNEC FP-FO n’accepte pas cette curieuse conception de la négociation qui consiste pour le ministère à choisir ses interlocuteurs en fonction de leur niveau de résistance à l’application des contre-réformes.

Comme suite à l’échange avec le conseiller social du ministre la FNEC FP-FO sera reçue le mercredi 29 avril à 14 heures 30 par les directeurs de cabinet des ministres DARCOS et PECRESSE sur le dossier mastérisation, réforme du recrutement des enseignants et des concours.

La FNEC FP-FO y exposera ses mandats, points de vue et revendications ; la FNEC FP-FO y exigera de participer à tous les groupes de travail et séances de concertation organisés par le ministère sur ce dossier.

Le secrétaire général de la Confédération, Jean-Claude MAILLY, adresse ce jour un courrier à Xavier DARCOS, ministre de l’Education nationale pour lui demander d’être reçu en urgence avec la FNEC FP-FO sur ce dossier et l’ensemble des questions d’actualité dans le ministère de l’Education nationale.

 

 

20.03.09

DARCOS écrit aux organisations syndicales pour leur annoncer le "report" du nouveau concours en 2011.

VÉRITABLE RECUL OU NOUVELLE FEINTE ?

Xavier Darcos a adressé vendredi 20 mars une lettre aux organisations syndicales au sujet du nouveau concours de recrutement des enseignants.

Tout en regrettant qu’il ait fallu des semaines de mobilisation pour qu’il commence à plier, les syndicats de la FSU, ainsi que le Sgen-CFDT, ont reconnu les «évolutions» et les «annonces importantes» du ministre. 

Qu'en est-il en réalité ?

Comme chacun pourra le lire ci-dessous, dans l'analyse qu'en fait le journal "Libération", la seule annonce concrète réside dans le fait que le NOUVEAU concours niveau Master ne fera son apparition qu'en 2011, au lieu de 2010 comme prévu initialement.

Mais est-ce vraiment un recul du ministre, ou bien une indispensable adaptation à l'incontournable réalité, c'est à dire au refus des principales universités de faire remonter les maquettes des nouveaux concours !

Et puis, en y regardant de plus près, on s'aperçoit que Darcos ne lâche RIEN sur la formation. Certes, les concours 2010 resteront bâtis sur le même moule que ceux de 2009, mais alors que les enseignants recrutés en 2009 rentreront en formation pour une année, ceux recrutés en 2010 seront affectés directement sur un poste à la rentrée de septembre qui suivra. Ils n'auront donc droit à aucune formation initiale.

Darcos concède du bout des lèvres qu'à partir de septembre 2010, les enseignants recrutés au printemps précédent passeront "de l'ordre d'un tiers" de leur première année d'exercice en formation universitaire et professionnelle. Suivi réel ou "formation" au rabais ? De toutes façons, au mieux divisée par 3 par rapport à aujourd'hui, et sans aucune garantie réglementaire (les promesses n'engagent que ceux qui y croient...) Et le ministre se garde bien de préciser comment nos collègues stagiaires seront remplacés dans leur classe. Mais il est vrai qu'on "croule" sous le nombre pléthorique de TR !

Bref, un beau bazar est en train de se mettre en place. Et on se demande bien comment on pourrait noter quelques avancées constructives à la seule annonce du report du nouveau concours à 2011.

Là où certains voient une "réelle inflexion des choix du gouvernements" (FSU), "le geste que la communauté universitaire attendait" (Autonome sup-CSEN) ou "des annonces importantes" (SGEN-CFDT), nous partageons le point de vue de la Coordination nationale des universités qui parle d'"un simulacre de recul" et d'une "supercherie" ainsi que de Sauvons l'Université qui constate qu'il n'y a "pas de recul ici", mais "une énième manœuvre".

Ce qui est toujours bien à l'ordre du jour, c'est 

le retrait pur, simple et préalable de ce projet, 

la remise à plat du dossier, 

et l'ouverture de réelles négociations sur le recrutement et la nouvelle formation.

Laval, le 23.03.09

 

lettre de Xavier Darcos du 20.03

analyse de la lettre par le SNPREES-FO

intervention du SNPREES-FO au CTPU du 23.03

communiqué Sauvons l'Université du 21.03.09

communiqué de la coordination nationale des universités - 21.03.09

 

LETTRE DE DARCOS AUX ORGANISATIONS SYNDICALES (20.03.09)

Ci-dessous, l'analyse de Sylvie Plane, du journal "Libération" (21.03.09)

Point 1
Ouverture de discussions sur la place du concours … mais  le ministère campe sur la position du concours en M2 (deuxième année de master), la discussion  ne porterait que sur la place dans l’année de M2.
La place du concours en M2 avait été signalée comme un point d’achoppement fort, car la focalisation sur le concours mobiliserait toute l’énergie des étudiants, au détriment des autres aspects des études et de la formation. Certes ce risque serait minimisé si le concours était placé en début d’année, mais, même dans ce cas d’autres problèmes demeurent :
- à l’issue du concours, certains étudiants seront lauréats, d’autres non. L’organisation d’un cursus commun à cette double cohorte risque d’être délicate.
- on ne connaîtra le nombre d’étudiants reçus et le nombre d’étudiants collés qu’à l’issue du concours, or cette donnée est nécessaire pour l’organisation de la formation et en particulier des stages en responsabilité. Le problème sera surtout crucial pour les CAPES, CPE (conseiller principal d'éducation) , CAPLP (professeur en lycée professionnel), COP (conseiller d'orientation) car le nombre de lauréats par académie est imprévisible.
Conclusion : il n’y a pas véritablement d’espace de négociation : seul le mois du concours est proposé à la discussion, l’année du concours n’est pas soumise à discussion. Bref, l’année de M2 reste problématique

Point 2
Aucune  précision technique (durée ? rémunération ? qui aura droit à ces stages ?...), donc aucune garantie.

Point 3
Rien de précis sur le dispositif annoncé
Maintien de la proposition d’aide sous forme de postes d’AED. Or ce type de poste est incompatible avec la poursuite d’un master et la préparation d’un concours
Conclusion : ce point n’apporte aucune information nouvelle, le ministère reste sur ses positions.

Point 4
Seul un tiers du temps de l’année de stage est prévu pour la formation.
Pendant très longtemps, la première année d’exercice les professeurs stagiaires assuraient un tiers de service et disposaient des 2 autres tiers de l’année pour se former et préparer leurs cours. La proportion serait donc inversée.
Conclusion : ce point n’apporte aucun élément nouveau, le ministère reste sur ses positions.

Point 5
Point positif : il est fait mention des maîtres-formateurs
Point ambigu: il n’est pas fait mention des IUFM
La notion de « tuteur » n’est pas définie.

Point 6
Le texte : annonce des négociations sur la revalorisation mais ne dit rien de précis,
Conclusion : ce point n’apporte aucune information nouvelle.

Point 7
Simple annonce de la prise en compte d’un thème de discussion
Conclusion : ce point n’apporte aucune information nouvelle.

Point 8 : le ministère fait en sorte que la rentrée 2009 soit un bazar monstrueux !!!
Ce que le ministère présente comme une concession n’en est pas :
- l’autorisation de se représenter aux concours (ce qui n’est pas la même chose que l’autorisation de doublement) accordée aux candidats présents aux épreuves d’admissibilité n’est pas un cadeau, c’est un droit
Point éminemment problématique :
« pourront également se présenter aux concours de la session 2010, les étudiants inscrits en M1 à la rentrée universitaire 2009 »
- cela suppose que les masters soient mis en place dès la rentrée 2009. Autrement dit que les maquettes aient été déposées ou le soient dans 10 jours.
- or les maquettes déposées, et celles qui sont en cours d’élaboration, ont été établies à partir d’un cahier des charges prévoyant que le concours serait passé en M2 ( cette contrainte était d’ailleurs l’un des points les plus contestés !).
le ministère fait donc le forcing pour obtenir le dépôt des maquettes
Examinons la situation sans la penser en termes de concurrence, comme le ministère tente de nous le faire faire

On aurait à la rentrée 2009 :
- des établissements qui n’auraient pas déposé de master (en particulier les IUFM) et qui donc ne pourraient accueillir des étudiants préparant les concours. Les IUFM dans ce cas n’auraient  comme étudiants à la rentrée 2009 que les lauréats des concours de cette année. Les universités intégratrices seront amenées à réorganiser profondément leurs services pour gérer cette difficulté.
- des établissements qui ont déposé les nouveaux masters, et qui avaient déjà des masters traditionnels. Dans ces établissements, certains étudiants d’une même filière passeraient le concours en M1, tandis que d’autres le passeraient en M2… on imagine la pagaille…
- des étudiants qui auraient des difficultés à s’inscrire à des préparations convenant à leur cas.
La situation serait dramatique pour la préparation au concours de professeurs des écoles et au CAPLP car les IUFM n’auraient pas de masters où les inscrire, et  même si des universités proposent des masters préparant à ces concours, leur offre est très insuffisante, et inappropriée car elle prévoit que le concours se passera en M2.
- des étudiants qui prépareraient les concours en M1 et qui l’année suivante seraient disponibles pour leur master, condition indispensable pour être recrutée comme stagiaires, tandis que d’autres passeraient leur concours lors de l’année M2
Bref, sur une même académie des offres de master illisibles pour les étudiants

Point 9
Seul point vraiment positif de l’ensemble : le maintien des concours sous leur forme actuelle
Mais il manque le maintien des dispositifs de formation

Point 10 aucun changement par rapport aux mesures déjà annoncées

Conclusion d’ensemble :
La seule avancée est celle du maintien des concours sous leur forme actuelle. Mais elle n’est pas assortie des autres éléments qui permettraient la sortie de crise

 

 

IUFM : Où en est-on au 8 mars 2009? document 4 pages

AMÉLIORATION DU NIVEAU D’ÉTUDE POUR DEVENIR ENSEIGNANT ?

L’ESBROUFE !

 

 

 

AUJOURD’HUI

 

AVEC LA MASTERISATION

L1

 

 

 

L1

 

 

 

 

 

 

L2

 

 

 

L2

 

 

 

 

 

 

L3

 

 

 

L3

 

 

 

 

 

 

PE1

 

 

 

M1

CONCOURS

 

 

 

 

PE2 stagiaire en formation

rémunérée

 

 

 

M2

 

admissibilité en janvier

 

admission en juin

fonctionnaire TITULAIRE en poste

titularisation

 

 

fonctionnaire STAGIAIRE en poste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

titularisation

 

 

 

QUEL GAIN ?

pour le ministère : 1 année de salaire de stagiaire, soit 20 000 postes par an

pour le nouvel enseignant : 12 mois de salaire perdus, 1 année de cotisation en moins, 1 titularisation plus tardive…  Et le risque pour ceux qui ne seraient pas reçus de se retrouver avec un Master sans valeur sur le marché du travail, sauf, peut-être, pour l’agence nationale du remplacement …

 

Recrutement des professeurs des écoles en 2009,

le ministre supprime 2754 postes au concours externe

Le ministre vient d‘annoncer une diminution de 2 754 postes au concours externe de recrutement des professeurs des écoles en 2009.

Alors que 17 000 élèves supplémentaires sont attendus à la prochaine rentrée dans les écoles élémentaires et maternelles, le ministre met 6 577 postes au concours contre 9 331 en 2008 soit une diminution de 26 %.

Cette annonce qui vient aggraver la suppression (« sédentarisation ») programmée de 3 000 postes de RASED va conduire à une nouvelle détérioration des conditions de travail des enseignants au moment où le ministre entend lier l’évaluation des enseignants aux résultats des élèves.

Elle s’inscrit totalement dans la perspective de suppression de postes de titulaires remplaçants programmée avec la création des agences de remplacement et la mise en oeuvre des EPEP donne tout son sens à la réforme de la formation des maîtres (mastérisation) dont l’objectif essentiel est de recruter de moins en moins d’enseignants fonctionnaires d’état.

Cette réduction massive du nombre de postes mis au concours, qui confirme la volonté ministérielle de poursuivre la politique de réduction budgétaire inscrite dans la Révision Générale des Politiques Publiques, tourne le dos aux exigences de la puissante mobilisation des enseignants du 20 novembre dernier.

Le SNUDI FO qui dénonce cette nouvelle réduction du nombre de postes offerts au concours de recrutement appelle tous les enseignants à organiser dès à présent la grève interprofessionnelle du 29 janvier à l’appel de toutes les organisation syndicales.

 

la "masterisation" : ce qu'en pensent des professeurs d'université
moins de connaissances 
moins de qualification professionnelle
moins de moyens pour la formation
absence de rémunération pour les stagiaires

Exactement le contraire de ce qui est annoncé !

Comment des organisations syndicales peuvent-elles accepter ce cadre imposé par le ministre ?

Pour FO, c'est NON

ce qu'en pensent les professeurs d'université

VOIR LA VIDEO

 

 

« Masterisation » de la formation :

CONTRE LE CONCOURS,

CONTRE LA STAGIARISATION,

CONTRE LE STATUT

 

Le président de la République a annoncé le 1er Juin dernier un nouveau recrutement des futurs enseignants au niveau du master 2 à partir de la rentrée 2010 : un « concours » - d’un nouveau type – serait organisé pour sélectionner un certain nombre d’étudiants en master. Les sélectionnés devraient effectuer des stages (non rémunérés) soit en école, soit en établissement secondaire, suivis par un tuteur.

 

Le concours : seul garant de notre statut

Pour le moment, les fonctions et les missions des enseignants sont encadrés par un statut et définis par rapport à un niveau de qualification. Seul ce statut permet de garantir à tous les élèves un droit égal à l’instruction assuré par des maîtres qualifiés, indépendants des groupes de pression, sélectionnés sur leur seul mérite académique et pédagogique. L’égalité en droit des élèves devant l’instruction dépend de l’égalité en droit des enseignements sur l’ensemble du territoire national. Grâce à ce statut, les enseignants bénéficient des mêmes conditions pour l’accès à un poste et à une mission.

 

Que pourrait- il se passer si le concours est supprimé?

Dans le premier degré, le concours d’entrée en IUFM est ouvert aux titulaires d’une licence (bac+3), comme les concours du CAPES et du CAPET pour l’enseignement secondaire général et technologique respectivement. Le concours d’Agrégation est ouvert lui aux titulaires d’une maîtrise (Bac+4).

Si les projets ministériels voyaient le jour, on assisterait à « une masterisation de la formation ». Les étudiants seraient « titularisés » à l’issue d’une évaluation positive de stages dans les établissements scolaires et à condition d’être titulaires d’un master.

Or, aucune garantie n’est donnée quant au maintien de la valeur nationale de ce diplôme puisque ce master serait préparé dans le cadre d’universités elles-mêmes autonomes ne dispensant plus le même enseignement sur l’ensemble du territoire !

Certains rêvent déjà à une « liste d’aptitude » dans laquelle des établissements (EPEP ?) devenus autonomes puiseraient pour pourvoir les postes vacants… comme en Finlande, dont on nous rebat les oreilles…ou en Belgique où un enseignant qui voit son poste fermé doit aller pointer au chômage… C’est sans doute ça le progrès social impulsé par l’Europe...

Dans l’immédiat, Il ne s’agirait de toutes façons plus de concours de recrutement dans un corps de fonctionnaires de l’Etat comme le sont aujourd’hui le CAPES, l’Agrégation, et le CRPE.

Ce dispositif signifierait la fin de l’année de formation initiale rémunérée dans le cadre d’un statut de fonctionnaire stagiaire de l’Etat. Or cette année d’IUFM qui est l’année de formation professionnelle représente 20 000 emplois dans la fonction publique, on comprend mieux les raisons de cette « masterisation  ».

Quant au « master des métiers de l’enseignement », spécialement créé pour la nouvelle formation, on est– en droit de s’interroger sur son efficacité : quelle qualification garantira-t-il aux enseignants recrutés et directement mis sur le terrain ? Et en cas d’échec au concours, quelle valeur ce master aura-t-il pour une réorientation ?

 

La méthode Darcos : ne pas s’embarrasser de ceux qui dérangent

Comme pour les 108 heures, le ministre ne souhaite discuter qu’avec ceux qui sont « raisonnables ». Comme pour les 108 heures, il a exigé des organisations la signature préalable d’une « lettre de convergence » posant le cadre de la réforme ministérielle.

FO a refusé le chantage.

L’UNSA, la CFDT et la FSU l’ont accepté entérinant ainsi de fait la disparition de l’année de formation initiale rémunérée qui correspond à la disparition de 20 000 postes de stagiaires ! Dans le même temps, ces organisations appellent à défiler contre le budget 2009.

On ne pourra pourtant faire véritablement obstacle à cette opération de destruction que dans l’unité, la cohérence et la clarté.

Certains invoquent leur sens des « responsabilités » et leur volonté de « proposition » pour justifier leur présence à la table des discussions.

Comme il y a 1 an pour les 108 heures.

 

On a vu où cela a mené.

15.10.08

 

la masterisation : 

 

 

 

 

 

 

 

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