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NOUVEAU EPEP

Le "Monstre de la rue de Grenelle" fait à nouveau parler de lui !

EPEP : Le ministre cherche des soutiens 17.11.09

DOSSIER COMPLET ICI novembre 2009

CE QUI SE PRÉPARE A LYON

 

 

E.P.E.P. : LE RETOUR

 

Si les enseignants du premier degré ont pu, depuis des années, résister de leur mieux aux réformes successives, et parfois contradictoires, imposées à l’école primaire, c’est sans doute parce qu’ils n’avaient pas un chef de service constamment sur leur dos, chargé de faire appliquer coûte que coûte les nouveaux textes. Ce qui fait l’intérêt de ce métier jusqu’à aujourd’hui, c’est la relative liberté de manœuvre dont disposent ses enseignants, dans le respect de l’intérêt de leurs élèves, et de leur conscience.

Certes, l’inspecteur veille, c’est son rôle. Mais il est loin…

Alors, un vrai chef de service, au plus près, voilà ce qu’il faudrait. Un vrai chef d’établissement, supérieur hiérarchique direct, voilà LA solution pour les écoles.

Et puis il faut en finir avec l’école communale. Une école par commune, c’est beaucoup trop lourd à gérer.

Un établissement, un statut, un chef, et un budget propre !

Depuis plus de 20 ans, toutes les occasions ont été bonnes pour tenter d’imposer un nouveau fonctionnement aux écoles, du statut de « maître-directeur » de Monory, à la loi de décentralisation du 13 août 2004, en passant par le rapport Pair.

 

Alors, une tentative de plus ?

Sans doute, mais tout laisse à penser que cette fois, le ministère veut aller vite, et loin.

L’article 86 de la loi de décentralisation du 13 août 2004 donnait la possibilité expérimentale de créer des EPEP mais voilà, pour qu’une loi soit appliquée, il faut un décret d’application. Celui permettant l’application de cet article 86 n’a jamais été publié, malgré plusieurs projets rejetés par la profession.

 

Le ministère délègue alors discrètement à 3 députés de la majorité la rédaction d’un projet de loi. Alors que les projets de loi émanant des députés ne sont la plupart du temps suivis d’aucun effet, l’exécutif privilégiant ses propres projets de loi, celui-ci est immédiatement repris par le ministère qui déclare son intention de le voir discuter à l’Assemblée dès janvier 2009. Parallèlement, le budget 2009, dans le même temps qu’il supprime 13 500 postes d’enseignants, prévoit la création de 500 postes de directeurs d’EPEP.

Peut-on être hésitant face à la mise en place des EPEP ?

Face aux problèmes que rencontre la direction d’école depuis de nombreuses années, face au manque de reconnaissance dont s’estiment victimes—à juste raison—beaucoup de collègues directeurs, certains d’entre eux se voient tentés par un statut de chef d’établissement. Nous le disons tout net : ces collègues se leurrent car eux-mêmes ont beaucoup plus à perdre qu’à gagner dans l’affaire. Il est facile de comprendre qu’à raison de regroupements de plus de 15 classes pour un même chef d’établissement, il y aura beaucoup plus d’appelés que d’élus. Les « recalés » pourront se consoler en restant « directeur » d’une des école de l’EPEP, et en éteignant les lumières et en fermant les portes.

En réalité, il s’agit de la première étape d'une véritable dénationalisation, de la mise sous tutelle pédagogique, administrative et financière de l’école publique et de ses personnels, de la négation de notre statut national de fonctionnaire d’Etat.

Il s’agit d’organiser la disparition d’écoles maternelles dans les réseaux, de fusionner et supprimer par milliers les écoles communales, les postes de direction et les classes, chaque établissement scolaire devant être son "propre recours" comme le souhaitait le ministre C. Allègre.


Depuis 1998, le SNUDI FO a combattu et contribué à mettre en échec les précédents projets d'EPEP des ministres Allègre, Lang et De Robien..

Enseignants, exclusivement au service de l’Education nationale, refusons de devenir les employés des élus politiques locaux et des associations de parents !

Défendons le caractère national et laïque de l’Ecole publique, défendons notre statut national de fonctionnaire d'Etat, les droits et garanties qui en découlent !


Opposons-nous à la mise en place des EPEP


Quand certains syndicats prétendument « responsables » réservent leur réponse et préparent déjà les collègues à la même compromission que sur les 108 heures, le SNUDI-FO réagit et vous invite à prendre connaissance du contenu du projet de loi, à informer les collègues autour de vous et à faire connaître votre opposition.

 

 

 

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